L’interview de Mehdi Hormat, cofondateur d’Instant Foot

Présent exclusivement sur les réseaux sociaux, Instant Foot s’est imposé comme une référence dans le suivi de l’actualité footballistique en temps réel. Fort de plus de 100 000 abonnés sur Twitter, le compte se distingue par sa réactivité et sa capacité à capter l’attention d’une communauté engagée. Entretien avec Mehdi Hormat, l’un des fondateurs du projet.

Avant de nous parler d’Instant Foot, peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?

Je m’appelle Mehdi, j’ai 22 ans et je vis en région parisienne. Je suis supporter de l’Olympique Lyonnais et actuellement en alternance dans le cadre de mon master, au sein du service sponsoring sportif chez ENGIE.

Quel est ton rôle au sein d’Instant Foot ?

J’ai cofondé Instant Foot avec des camarades de lycée en avril 2014, à l’approche de la Coupe du monde au Brésil. Aujourd’hui, nous sommes trois à gérer le compte au quotidien.

Notre objectif est simple : relayer l’actualité footballistique mondiale avec réactivité et simplicité. Dès qu’une information tombe, nous la diffusons. Cette approche nous a permis de développer une audience importante, avec plus de 100 000 abonnés aujourd’hui, en constante progression.

À l’origine, le projet était-il purement passionnel ?

Oui, totalement. Nous étions avant tout des passionnés de football. À ce moment-là, nous n’avions pas de projet structuré ni d’ambition professionnelle précise dans ce domaine. L’idée était simplement de partager notre passion, dans un contexte marqué par la Coupe du monde 2014.

Peux-tu revenir sur l’évolution du projet et son organisation actuelle ?

Nous fonctionnons à trois, avec une organisation assez fluide. Malgré nos parcours professionnels différents, nous restons en contact permanent pour assurer la continuité du projet.

Notre visibilité a réellement décollé à partir de l’Euro 2016. Cela nous a permis de collaborer avec certaines marques et de structurer progressivement notre activité dans la mesure de nos moyens.

Influenceur, média digital… Comment définissez-vous Instant Foot aujourd’hui ?

Nous nous considérons davantage comme des influenceurs que comme un média traditionnel. Nous relayons l’information, tout en y apportant parfois une dimension plus légère ou humoristique pour favoriser l’engagement. Les marques nous considèrent clairement comme un compte d’influence.

Aujourd’hui, quelle est votre ligne éditoriale ?

Nous n’avons pas de ligne éditoriale strictement définie. Notre approche repose surtout sur la proximité avec notre communauté et notre capacité à adapter le ton selon les contenus, notamment entre le live d’un match ou encore l’annonce d’une l’officialisation d’un transfert.

Comment vous informez-vous au quotidien ?

Nous avons mis en place un système de veille efficace. L’idée est que l’information vienne à nous, plutôt que l’inverse. Cela nous permet d’être réactifs et de couvrir l’actualité en continu.

Instant Foot est surtout présent sur Twitter. Pourquoi avoir choisi ce réseau social pour diffuser vos contenus ?

Twitter offre une viralité et une instantanéité. Facebook est devenu plus complexe en raison de ses algorithmes, tandis qu’Instagram représente encore un axe de développement pour nous. Nous avons pris du retard sur Instagram.

Des lives, des résultats, des informations… Comment gérez-vous la production de contenu ?

C’est super méticuleux. Nous échangeons en permanence via via des messages WhatsApp afin de coordonner nos publications. Ce fonctionnement demande de la rigueur, car ce projet ne constitue pas notre activité principale.

Vous avez déjà plus de 100 000 abonnés, vos tweets sont de plus en plus partagés et relayés… Avez-vous conscience de votre influence ?

Pas toujours, mais nous commençons à en prendre la mesure avec le temps.

Quelle est la première chose que vous vérifiez avant de publier ?

L’absence de fautes d’orthographe.

Dans un secteur très concurrentiel, quelles sont vos forces ?

Notre principal atout est notre détermination. Nous faisons preuve de constance, même lorsque cela devient difficile.

Comment vous différenciez-vous des autres acteurs ?

Il faut demander à nos followers…

Ton meilleur et ton pire souvenir avec Instant Foot ?

Mon meilleur souvenir reste l’Euro 2016, tant sur le plan émotionnel que sur le développement du projet. Le pire est la finale perdue le 10 juillet.

Avez-vous mis en place un dispositif particulier pour la Coupe du monde 2018 ?

Nous couvrons l’ensemble des matchs et collaborons avec un opérateur de paris sportifs. Nous avons également adapté notre identité visuelle pour l’événement.

Pour le moment, Instant Foot est présent uniquement sur les réseaux sociaux et ne possède pas de site web. Quel est votre modèle économique ?

Nous n’avons pas de modèle économique structuré à proprement parler. L’objectif initial n’était pas financier. Cependant, nous réalisons aujourd’hui certaines prestations commerciales.

Quels sont vos objectifs ?

Atteindre les 200 000 abonnés et développer des partenariats durables afin de stabiliser nos revenus.

Des projets en préparation ?

Nous réfléchissons à une évolution de notre identité visuelle, notamment du logo.

Un conseil pour les personnes qui souhaitent se lancer et développer un média digital/compte Twitter consacré au football ?

Ne jamais abandonner et s’entourer des bonnes personnes. La passion reste un élément clé pour réussir dans ce domaine.

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